Les
principaux parasites internes du chien et du chat
On entend par parasite tout être qui vit au dépend d’un organisme hôte. Certains parasites restent à l’extérieur de l’hôte (ectoparasites) alors que d’autres le pénètrent (endoparasites). Nous n’évoqueront ici que certains des endoparasites les plus courants du chien.
Les vers intestinaux sont une cause fréquente de troubles digestifs chez le chien. Ces parasitoses peuvent se traduire par des symptômes très semblables, comme de la diarrhée et/ou des vomissements. Mais cela peut également s’accompagner de symptômes peu spécifiques comme un pelage terne, une impression maladive de l’animal, une perte de poids, une diminution de la résistance de l’organisme vis à vis d’autres maladies… Lorsque l’on s’aperçoit que son animal a des vers cela veut dire qu’il est déjà fortement infesté. Il s’agit donc d’agir avant d’en arriver à ce stade, soit en faisant analyser régulièrement les selles de son chien chez son vétérinaire, soit en le vermifugeant régulièrement avec un antiparasitaire approprié. Sans en exagérer l’importance, il faut savoir que nombreuses de ces affections peuvent se transmettre à l’être humain et que les enfants, surtout en bas âge, représentent un groupe à haut risque.
Les différentes sortes de vers les plus courants que l’on pourra rencontrer chez le chien seront :
1. des vers ronds comme l’ascaris, le strongle ou le trichure.
L’ascaris est le ver le plus courant du chien. On estime qu’environ ¾ des chiots sont contaminés par ce ver dès la naissance. La transmission de la mère à ses chiots pourra se faire de deux possibilités : soit prénatale par migration des larves d’ascaris vers le fœtus en passant à travers le placenta , soit galactogène par migration de ces larves vers la mamelle et le lait. L’ascaris se multiplie dans l’intestin grêle. Si l’infestation est importante le chien s’affaiblit, maigrit, a le ventre ballonné et pourra présenter des symptômes de diarrhée et/ou vomissements. Chez l’adulte la contamination se fera par absorption orale d’œufs d’ascaris se trouvant dans l’environnement suite à leur élimination par les selles d’animaux porteurs. Puis les larves d’ascaris pourront s’enkyster dans la musculature, représentant ainsi un réservoir qui pourra se réactiver par exemple lors de la gestation.
Le strongle le plus courant chez le chien est l’ankylostome, petit ver qui se fixe à la paroi de l’intestin grêle. Il suce le sang de l’animal parasité et peut, dans des cas d’infestation sévère, provoquer une anémie importante. Le chiot peut s’infester dès le plus jeune âge par l’intermédiaire du lait contaminé de sa mère. Les adultes eux l’attrape en ingérant des selles contenant des larves, ces mêmes larves pouvant également pénétrer à travers la peau.
Le trichure est un ver microscopique qui s’enfonce dans les parois du gros intestin provoquant une réaction inflammatoire importante s’accompagnant de diarrhées chroniques résistantes à de nombreux traitements. Le trichure est un ver difficile à éliminer aussi bien de l’individu infesté que de l’environnement où les larves peuvent subsister plusieurs mois.
2. des vers plats comme le Dipylidium et certaines formes de ténia (échinocoques…).
Le Dipylidium est un petit ver court et plat ressemblant à une petite nouille. On en retrouve parfois des segments ressemblant à un grain de riz accroché autour de l’anus. On le reconnaitra facilement dans les selles car il bouge. Ce type de parasite à nécessairement besoin pour son développement d’un hôte intermédiaire qui pourra être la puce ou des petits rongeurs ou oiseaux. Le ténia vit dans l’intestin grêle des animaux parasités.
Un mot sur le ténia du renard
(Echinococcus multilocularis) : ses hôtes principaux sont le renard, le
chien et le chat qui s’infestent en consommant des souris atteintes de larves
du ténia. Cette infestation n’incommode cependant pas les renards, les chiens
ou les chats. Par contre, ceux-ci excrètent de minuscules œufs qui pourront
être disséminés sur tout le pelage par léchage. Les contacts directs avec le
renard n’étant pas fréquents, c’est donc le chien et le chat qui représentent
pour nous le risque principal (« de la main caressante à la
bouche »), bien qu’une infestation à l’extérieur par de l’eau ou des
aliments souillés soit également possible. Heureusement seulement 8 à 10 personnes
développent chaque année une échinococcose avec atteinte du foie. Cette faible
incidence de la maladie laisse supposer que certaines personnes développent une
immunité contre le parasite. La manière dont notre système immunitaire se
défend contre ce parasite n’est pour le moment pas encore totalement élucidée.
(Communication de l’Office vétérinaire fédéral 1/2001)